Le changement climatique n’est plus un mythe depuis longtemps. Partout dans le monde, les hommes et la nature ressentent les effets de la hausse des températures ou de l’élévation du niveau de la mer. C’est notamment en montagne, où les stations de ski et le secteur touristique dépendent fondamentalement du froid et de la neige en hiver, que l’évolution des conditions climatiques représente un défi considérable. Face à la fonte des glaciers et au raccourcissement des hivers, la question se pose de savoir si les sports d’hiver peuvent être pratiqués de manière durable, aujourd’hui comme à l’avenir. SnowTrex vous montre comment y parvenir et qui s’engage tout particulièrement dans cette voie.
Voici comment le climat hivernal a évolué dans les Alpes
Le verdict rendu il y a déjà plusieurs années par les experts du service météorologique autrichien, l’Institut central de météorologie et de géodynamique (ZAMG), est sans équivoque : « À ce jour, la région alpine a été plus fortement touchée par le changement climatique que d’autres régions. Ainsi, une hausse des températures plus importante a été mesurée dans les Alpes autrichiennes qu’à l’échelle mondiale. (…) D’une manière générale, il faudra également s’attendre à une durée de couverture neigeuse plus courte dans l’ensemble de l’espace alpin. » Au total, dans la plus grande chaîne de haute montagne d’Europe, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,8 degré entre 1970 et aujourd’hui.
Ce réchauffement se fait sentir en hiver non seulement dans les vallées, mais aussi en montagne. Ainsi, l’épaisseur moyenne du manteau neigeux entre novembre et mai a fortement diminué dans les Alpes. De 8,4 % rien qu’au cours des 50 dernières années. Concrètement, cela signifie que la saison de neige s’écourtit en dessous de 2 000 m d’altitude. Entre 1970 et 2020, selon les années, cette réduction est en moyenne de 22 à 34 jours, soit près d’un mois entier.
Le changement climatique accélère la fonte des glaciers dans les Alpes
Les températures élevées ont des conséquences encore plus graves en altitude. C’est en effet là que se trouvent la plupart des quelque 4 000 glaciers alpins, qui ont perdu près de 50 % de leur volume total depuis 1900. Et cela ne s’arrêtera pas là. Les experts estiment en effet que la glace éternelle des Alpes fondra encore de moitié d’ici 2050.
Felix Neureuther, le skieur alpin le plus titré d’Allemagne, explique clairement à quel point les glaciers sont importants, et pas seulement pour les sports d’hiver dans les Alpes, et à quel point ces géants de glace ont changé au cours des dernières décennies en raison du changement climatique :
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Les scientifiques ne sont pas les seuls à savoir que, depuis des millénaires, le temps en haute montagne, même pendant la saison froide, est régulièrement marqué par des phénomènes météorologiques extrêmes. Il y a ainsi régulièrement des années, comme 2022, où les températures sont nettement supérieures à la moyenne annuelle habituelle. Il en va de même pour les hivers où, comme en 1999, il neige presque sans interruption pendant des semaines dans les Alpes et où les habitants des villages et des stations de ski doivent faire face à des masses de neige fraîche atteignant plusieurs mètres de hauteur. En effet, selon le ZAMG, la tendance observée ces dernières années montre que les précipitations augmentent surtout vers la fin de l’année et diminuent en été. Cependant, en raison des températures plus élevées en hiver, ce sont plutôt des pluies qui tombent, notamment dans les vallées et à plus basse altitude, tandis que la limite des chutes de neige remonte de plus en plus haut.
Ce que font les stations de ski pour des sports d’hiver durables
De nombreuses stations de ski ont pris conscience, pour certaines depuis plusieurs années déjà, que le climat dans les Alpes change et, surtout, à quel point ce changement est rapide. Les responsables en montagne déploient donc des efforts considérables pour préserver et protéger leurs espaces naturels. Après tout, c’est le fondement même de leur existence économique. Les investissements des stations de ski en faveur de leur propre durabilité, qui ne peuvent parfois être gérés qu’à l’aide de logiciels spécialisés, se chiffrent en millions. Ainsi, Engelberg est officiellement une « ville de l’énergie » depuis 2011. Pour obtenir ce titre, cette localité située au pied du glacier du Titlis, dans le canton d’Obwald, a dû mettre en œuvre un total de 79 mesures de protection du climat. Celles-ci ont été imposées par les autorités. Par la suite, l’ensemble de l’approvisionnement en électricité de la commune monastique a été converti aux énergies renouvelables, y compris celui des 17 télécabines et remontées mécaniques du domaine skiable d’Engelberg-Titlis.
Zell am See-Kaprun est un autre domaine skiable qui s’est entièrement engagé en faveur des sports d’hiver durables. Afin de réduire son empreinte carbone dans le cadre de son exploitation courante, l’un des objectifs, outre la production d’électricité à partir de l’énergie hydraulique, consiste à faire passer la flotte de dameuses autour du Kitzsteinhorn des moteurs à combustion pure à des modèles hybrides. Grâce à cette mesure, la préparation quotidienne des pistes en hiver permet déjà d’économiser 20 % de carburant et de réduire les émissions de CO₂ de 20 %. De plus, ces engins à chenilles de 14 tonnes sont 20 % plus silencieux que leurs prédécesseurs.
À La Plagne, en revanche, on a choisi une approche quelque peu différente pour rendre l’offre de pistes aussi durable que possible pour les visiteurs. Ainsi, dans le département de la Savoie, on mise depuis 2009 déjà sur la production d’énergie durable grâce à une centrale biomasse qui fournit aujourd’hui 90 % de l’énergie nécessaire à l’ensemble de la station de ski. En matière de mobilité également, la station mise sur une flotte de voitures électriques, ainsi que sur des navettes au départ des gares de Moûtiers, d’Aime ou de Bourg-Saint-Maurice, et sur des transports en commun gratuits au sein de la station.
Ces stations de ski sont d’ores et déjà respectueuses du climat
Les sports d’hiver en haute montagne étant très gourmands en énergie, le principal enjeu pour les stations de ski respectueuses du climat consiste à économiser l’électricité et à s’approvisionner exclusivement en énergie issue de sources « vertes ». Flims-Laax-Falera fait figure de pionnier dans les Alpes. Afin de concilier la vie sur les pistes du canton des Grisons avec le respect de l’environnement, le concept « Greenstyle » a été développé à Laax il y a plus de dix ans. Le point « 5 » de ce plan en six points prévoit de couvrir à l’avenir 100 % des besoins énergétiques annuels du domaine skiable et des villages à partir d’énergies renouvelables. Les autres points sont les suivants :efficacité énergétique maximale, décarbonisation du parc immobilier, architecture solaire , électrification de la mobilité et stockage de l’énergie.
À la Silvretta Arena d’Ischgl également, la durabilité et la protection du climat occupent une place prépondérante. Aujourd’hui déjà, ce domaine skiable est considéré comme le plus grand domaine neutre en carbone des Alpes. Afin de compenser ses propres émissions de CO₂, la société Silvrettabahn AG, en tant qu’exploitante du domaine skiable, investit dans des projets internationaux et locaux de protection du climat. Dans la station même, le réseau de navettes de ski a récemment été étendu. L’objectif est de réduire le nombre de voitures circulant sur les routes. En altitude, on mise également sur l’énergie solaire et les technologies de récupération de chaleur. Cela permet d’économiser chaque année 80 000 litres de fioul et, par conséquent, 244 tonnes de monoxyde de carbone.
Les sports d’hiver sont-ils vraiment « néfastes pour le climat » ?
De nos jours, lorsqu’il est question de séjours au ski et de changement climatique, on utilise souvent l’étiquette de « pollueur climatique ». Mais est-ce vraiment le cas ? Dans quelle mesure les centaines de milliers de skieurs qui se rendent chaque hiver dans les stations des Alpes et d’autres massifs de haute et moyenne montagne sont-ils des « pollueurs climatiques » ? D’un point de vue subjectif, il est certain que les sports d’hiver ne sont possibles qu’au prix d’une forte consommation d’énergie. Pour passer une journée parfaite sur les pistes, il faut consommer de l’électricité, utiliser de l’eau et brûler du carburant – et ce, en quantités non négligeables. Mais si l’on examine la situation avec objectivité, les chiffres dans ce domaine sont toutefois surprenants. Ainsi, l’Agence fédérale allemande pour l’environnement (UBA) a publié en 2018 une étude comparant le bilan en gaz à effet de serre de différents types de vacances.
« Faut-il avoir honte de faire du ski ? » – C’est à cette question, notamment en ce qui concerne le bilan carbone, que Günther Aigner, chercheur renommé spécialisé dans le tourisme de ski, souhaite apporter des réponses :
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Selon ces données, c’est un vol long-courrier, par exemple à destination des Maldives, qui présente l’empreinte carbone la plus importante. Dans ce cas, une personne génère 454 kg de dioxyde de carbone (CO₂) par jour. En revanche, lors d’un séjour au ski en Autriche, ce même voyageur moyen n’émet « que » 33 kg de CO₂ pendant la même période, et même seulement 20 kg s’il se rend dans la station de ski en train. L’étude de l’UBA montre très clairement que, quel que soit le type de vacances, les trajets aller et retour contribuent de loin le plus au bilan des émissions. Ainsi, le vol vers l’Asie génère à lui seul 436 kg de CO₂ par jour et par personne, tandis que l’hébergement représente 23 kg et les activités sur place 5 kg. En revanche, lors d’un séjour au ski en Autriche, le « transport » génère 17 kg de CO₂, l’hébergement 11 kg et la pratique du ski 6 kg.
On constate à quel point la différence en termes d’émissions peut être importante lorsque le voyageur opte pour le train plutôt que la voiture pour se rendre à la station de ski. Les émissions, qui s’élevaient à 17 kg de CO₂ par jour et par personne pour l’aller-retour, diminuent alors de plus de 80 %, pour ne plus atteindre que 3 kg !
Se rendre en train dans une station de ski devient de plus en plus facile
Et au vu de ces potentiels de réduction des émissions de CO₂ lors des vacances au ski, on comprend rapidement quel secteur est à l’origine de la plupart des émissions. Ainsi, selon les données fournies par les exploitants de la station de sports d’hiver « Wintersport-Arena Sauerland » à Winterberg, les trajets aller-retour vers la station représentent à eux seuls 78 %, soit plus des deux tiers, de l’empreinte carbone. La raison en est simple : la grande majorité des skieurs préfère toujours se rendre au domaine skiable en voiture. Outre le confort et les coûts, la plupart des voyageurs apprécient avant tout l’indépendance que leur procure le fait de pouvoir se déplacer de A à B selon leur propre emploi du temps. En revanche, rares sont ceux qui ont réellement conscience aujourd’hui que les amateurs de sports d’hiver ne doivent pas pour autant renoncer à ce confort, par exemple lorsqu’ils se rendent au domaine skiable en train.
En effet, les compagnies ferroviaires autrichiennes et suisses, en particulier, ont considérablement développé leur réseau ferroviaire au cours des dernières décennies, et par là même les transports publics dans les stations de ski. Ainsi, se rendre à ses vacances au ski et en revenir en train est parfois plus rapide, sans stress et sans embouteillages. Et grâce à l’offre adaptée de SnowTrex, c’est également abordable.
Les voyages en train vers les stations de ski offrent un grand confort
En hiver, trois trains de nuit et 15 liaisons ICE, IC et EC partent notamment d’Allemagne vers l’Autriche via Cologne, Francfort ou Munich. Certains de ces trains, en route vers Innsbruck ou Salzbourg, s’arrêtent directement dans la station de ski, comme à St. Anton, ou à proximité immédiate. Autre avantage à ce sujet : les détenteurs d’une carte d’hôte, qui est déjà incluse dans la réservation chez SnowTrex pour de nombreuses destinations, peuvent utiliser gratuitement les navettes de ski locales sur place – par exemple au Wilder Kaiser.
En France également, les amateurs de sports d’hiver peuvent se rendre en bus dans des stations de ski telles que Valmeinier. Avec le TGV de la SNCF, il ne faut que quatre heures pour rejoindre les Alpes depuis Paris. Une fois sur place, les voyageurs peuvent ensuite emprunter un service de navette supplémentaire depuis les gares de vallée pour se rendre directement en haut des pistes. Et il est impossible de rater ces bus, car ils attendent toujours l’arrivée des trains à grande vitesse. Il existe bien sûr également des offres permettant de se rendre à la neige en train en Suisse, pays où le train occupe une place prépondérante. Ainsi, les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ont lancé, en collaboration avec plusieurs stations de ski des Grisons, dont Arosa-Lenzerheide, le projet « Ride&Slide ». Toute personne qui achète ici un billet R&S et le présente à la station aval d’une remontée mécanique participante bénéficie, en plus du trajet en train vers les montagnes, d’une réduction de 30 % sur les forfaits de ski et les cours de ski, ainsi que de tarifs préférentiels sur la location de matériel.
Comment les stations de sports d’hiver « excluent » la voiture
La commune certainement la plus connue parmi les stations de sports d’hiver sans voiture est située au pied du célèbre Cervin, en Suisse. Dans la station huppée de Zermatt, dans le canton du Valais, les voitures à moteur à combustion sont « exclues » depuis 1961 déjà. Ces dizaines de milliers de visiteurs qui se rendent chaque année dans le domaine skiable le plus haut d’Europe apprécient ce calme et l’accent mis sur la durabilité qui en découle. En effet, dans le village même, ils peuvent se déplacer dans les rues sans être dérangés par les voitures à essence ou diesel. En effet, seuls les véhicules électriques, les bus électriques et les calèches sont autorisés dans le village même. Les vacanciers qui arrivent en voiture ne peuvent se rendre que jusqu’à Täsch, situé à 6,3 km. Là, ils doivent garer leur voiture dans l’un des parkings couverts, puis poursuivre leur trajet jusqu’à Zermatt à bord du train-navette.
Outre la Suisse, il existe également en Autriche et en France plusieurs stations de sports d’hiver fermées à la circulation automobile. À Serfaus, par exemple, il a été décidé en 1970 d’interdire la traversée du village aux véhicules particuliers. Afin de ne pas paralyser complètement la circulation, un tunnel sous la route a été inauguré en 1985. C’est dans ce tunnel que circule depuis lors le train à coussin d’air le plus haut du monde. Il relie la périphérie de la localité côté vallée à la station inférieure du téléphérique. Et c’est de là que les amateurs de sports d’hiver accèdent ensuite au domaine skiable de Serfaus-Fiss-Ladis. En revanche, la station de Valmorel n’a été inaugurée qu’en 1976. Depuis lors, les amateurs de sports d’hiver cherchent toutefois en vain des voitures dans le village même. En effet, les appartements et chalets, dont la quasi-totalité bénéficie d’un accès direct aux 165 kilomètres de pistes du domaine skiable du Grand Domaine (2 550 m), sont répartis tout autour du centre du village. Et celui-ci est entièrement piéton, car tous les hébergements disposent d’un parking souterrain.
Les domaines skiables repensent leur production de neige artificielle
Pour passer une journée de ski parfaite, les amateurs de sports d’hiver ont avant tout besoin d’une chose : de la neige. Afin que les pistes puissent être préparées de manière optimale, les stations de ski dépendent bien sûr des conditions météorologiques – principalement du froid et des précipitations. Et ce n’est pas seulement depuis que les effets du changement climatique se font sentir de plus en plus clairement ces dernières décennies, notamment en montagne. Le tourisme de ski s’est ainsi développé à un rythme effréné au cours du XXe siècle. Rien qu’en Autriche, les sports d’hiver génèrent chaque année plus de 11 milliards d’euros, soit 4,1 % du produit intérieur brut. Les stations alpines ont donc dû s’adapter sans cesse. Il s’agit en effet de répondre aux attentes croissantes des clients et de faire face à la concurrence avec d’autres stations de ski. Et cela implique de veiller en permanence à offrir les meilleures conditions possibles sur les pistes de sa propre station. Même après plus de 80 ans, le mot magique dans ce contexte reste donc « neige artificielle ».
Les remontées mécaniques des Alpes misent résolument sur l’électricité verte
Depuis qu’un chercheur américain, dans les années 1940, a pulvérisé de l’eau dans une soufflerie réfrigérée lors d’un essai de givrage pour des moteurs à réaction et a ainsi découvert, un peu par hasard, le principe de l’enneigement artificiel, cette technique n’a cessé de se perfectionner jusqu’à aujourd’hui. Les responsables des stations de ski savent bien que le fonctionnement des canons à neige et des lances à neige nécessite d’énormes quantités d’eau et d’électricité. C’est pourquoi un changement radical de mentalité s’est opéré dans ce domaine ces dernières années. En effet, la production de neige artificielle pose des défis environnementaux et constitue également un facteur de coût déterminant.
Dans la vidéo suivante, Georg Eisath, expert en canons à neige, explique comment fonctionne l’enneigement écologique des pistes à Carezza :
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En Autriche, le secteur des remontées mécaniques consomme, selon ses propres chiffres, environ 750 gigawattheures (GWh) d’électricité par an. Cela ne représente certes que 1,2 % des besoins totaux en électricité de la République alpine. Néanmoins, le secteur s’efforce de réduire sa consommation d’électricité, notamment grâce à l’utilisation de nouvelles technologies pour l’enneigement artificiel. Avec succès : depuis 2012, ses propres besoins énergétiques ont diminué de près d’un cinquième. Aujourd’hui, les remontées mécaniques autrichiennes tirent plus de 90 % de leur électricité de sources d’énergie renouvelables telles que l’hydroélectricité, l’énergie éolienne et l’énergie solaire.
Les stations de ski allemandes ont également emprunté une voie similaire. Selon les données de l’Association allemande des remontées mécaniques (VDS), la consommation d’énergie des remontées mécaniques, des télécabines et des canons à neige s’est élevée à 42,5 GWh au cours de la saison d’hiver 2021/22. Cela correspond à 0,0075 % des besoins énergétiques totaux de l’Allemagne. Au total, la VDS a toutefois tiré environ 74 % de l’électricité nécessaire de sources renouvelables. Et près de 6 % provenaient d’électricité verte autoproduite.
C’est ainsi que des séjours au ski respectueux de l’environnement deviennent possibles
Les amateurs de sports d’hiver qui souhaitent skier dans le respect de l’environnement doivent tenir compte de 5 points lors de la planification de leurs vacances écologiques à la neige. En premier lieu, il y a bien sûr le choix d’une destination respectueuse du climat. C’est-à-dire un domaine skiable qui a décidé, grâce à diverses mesures et investissements, de devenir lui-même durable. Dans les Alpes, on peut citer notamment Laax, Engelberg, Ischgl, La Plagne ou Zell am See-Kaprun. Toutes ces communes mettent désormais en œuvre leur propre stratégie climatique au sein même de leur domaine skiable. Il convient ensuite de réserver un hébergement de ski respectueux de l’environnement, par exemple auprès de SnowTrex. Il s’agit d’hôtels et d’autres hébergements qui ont obtenu des labels et des certificats spécifiques. Ces établissements s’approvisionnent par exemple en énergie renouvelable, privilégient les produits alimentaires locaux et réduisent ainsi les émissions de CO₂ liées aux longs trajets de transport, ou encore mettent en œuvre des programmes de recyclage pour les déchets et les eaux usées.
En ce qui concerne le trajet d’accès, qui reste responsable de la plus grande empreinte carbone dans les sports d’hiver, il convient d’accorder une attention particulière à une approche durable. Contrairement à la voiture, le trajet en train vers les montagnes réduit notamment les émissions de CO₂ par personne et par jour de 80 % ! De plus, les stations de ski des pays alpins tels que l’Autriche, la France et la Suisse sont désormais facilement accessibles en train depuis l’Allemagne. Si vous ne souhaitez toutefois pas renoncer à la voiture pour ce trajet, voici quelques points à prendre en compte. Il s’agit notamment d’adopter une conduite économe en carburant et de ne pas voyager seul ou à deux, mais avec plusieurs passagers dans la voiture. Il convient également de renoncer autant que possible aux accessoires tels que les coffres de toit, car ceux-ci augmentent la résistance à l’air et, par conséquent, la consommation de carburant de la voiture.
L’intérêt pour la mode de ski durable sur les pistes ne cesse de croître
Une fois sur place, dans le domaine skiable, les amateurs de sports d’hiver doivent clairement respecter les règles afin de protéger l’environnement et rester sur les pistes balisées, même dans la neige profonde. En effet, dans les Alpes, de nombreux domaines skiables jouxtent des réserves naturelles et des zones de protection de la faune. Et afin de préserver ou de restaurer la flore et la faune de ces lieux, de nombreuses communes ont désormais fixé des limites très strictes aux domaines skiables, que les visiteurs doivent respecter en conséquence. Enfin, les amateurs de sports d’hiver soucieux de l’environnement devraient privilégier des vêtements et équipements de ski durables. La « mode écologique » au service d’une plus grande durabilité ne se limite pas à la transformation innovante de matières premières atypiques, telles que les bouteilles en PET recyclées et les fibres de coco, en tissus à membrane.
Les fabricants de vestes, de pantalons et d’autres vêtements destinés aux pistes doivent, pour garantir une production véritablement durable, veiller également à l’origine des matières premières, à leur transformation respectueuse de l’environnement et au bien-être des travailleurs, tant au sein de leur propre production que chez leurs sous-traitants. Les entreprises qui proposent précisément ce type de mode de ski sont alors facilement identifiables par les clients potentiels grâce à des labels de qualité spécifiques. Les adeptes des sports d’hiver peuvent ainsi être certains que l’imperméabilisation de leurs vêtements est respectueuse de l’environnement. En effet, alors que l’imperméabilisation reposait depuis longtemps sur des produits chimiques tels que les composés polyfluorés et perfluorés (PFC), la plupart des marques s’efforcent aujourd’hui depuis longtemps de trouver des alternatives chimiques, et donc durables, dans ce domaine.
FAQ sur les sports d’hiver durables
Comment les stations de ski peuvent-elles devenir plus durables ?
Pour évoluer vers un fonctionnement durable, les stations de ski peuvent adopter les mêmes mesures de lutte contre le changement climatique que les villes et les régions dont elles dépendent. D’une part, il s’agit de basculer entièrement l’approvisionnement en électricité et en chauffage vers les énergies renouvelables. Au sein même de la station, des plans de mobilité devraient permettre de renforcer les transports en commun et de réduire le trafic individuel. Par ailleurs, les émissions de CO₂ peuvent être encore considérablement réduites grâce à d’autres modes de propulsion, à des matériaux de construction durables et au recyclage.
Quel est le secteur des sports d’hiver qui émet le plus de CO₂ ?
L’empreinte carbone des sports d’hiver peut être divisée en trois domaines : le trajet aller-retour, l’hébergement et la pratique du ski elle-même. À elles seules, les trajets aller et retour vers le domaine skiable représentent plus de 75 %, soit les deux tiers des émissions de CO₂. L’hébergement sur place ne représente en revanche que 20 %, et la pratique du ski, selon le domaine, à peine 5 %.
Quelle est la consommation d’électricité des stations de ski en Autriche ?
En Autriche, selon les données fournies par le secteur des remontées mécaniques, les stations de ski ont consommé environ 750 gigawattheures (GWh) d’électricité au cours de la saison d’hiver 2021/22. Cela correspond à 1,2 % des besoins totaux en électricité de la République alpine. Grâce à l’utilisation de nouvelles technologies, les stations de ski autrichiennes ont toutefois réussi, au cours des dix dernières années, à réduire leurs propres besoins énergétiques de près d’un cinquième. De plus, la part des sources d’électricité renouvelables, telles que l’hydroélectricité, l’énergie éolienne et l’énergie solaire, dans le mix énergétique des remontées mécaniques dépasse désormais 90 %.
Où trouve-t-on aujourd’hui des stations de ski particulièrement durables ?
La question de la protection du climat occupe aujourd’hui une place prépondérante dans le secteur des sports d’hiver, notamment sur place, en montagne. En conséquence, le nombre de stations de ski durables y augmente. En Suisse, on peut citer principalement Flims-Laax-Falera, Engelberg-Titlis et Zermatt ; en Autriche, la Silvretta-Arena (Ischgl), Zell am See-Kaprun ou le glacier de Stubai. En France et en Italie, La Plagne, Chamonix, Val di Fassa-Carezza et Val di Fiemme-Obereggen sont considérées comme des pionnières.
Quelle est l’importance économique des sports d’hiver dans les Alpes ?
Les sports d’hiver revêtent une importance économique considérable, notamment dans les Alpes. Rien qu’en Autriche, ce secteur génère chaque année plus de 7 milliards d’euros. Si l’on ajoute les entreprises indirectement liées aux sports d’hiver, telles que les Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB), ce chiffre s’élève à 11 milliards d’euros, ce qui correspond à environ 4,1 % du produit intérieur brut total de l’Autriche. C’est un ordre de grandeur dans lequel évolue également le commerce de détail dans cette république alpine. L’Allemagne est d’ailleurs considérée en Europe comme le principal marché émetteur pour les sports d’hiver. Au total, les Allemands dépensent chaque année plus de 16,4 milliards d’euros pour l’ensemble des sports d’hiver, tels que le ski alpin, le ski de fond, etc.