Le sentiment de liberté du ski backcountry : Voici comment se déplacer en toute sécurité sur le hors-piste

21 mars 2023 - SnowTrex

La pratique de la neige profonde en dehors des pistes préparées fascine de nombreux amateurs de sports d’hiver. Car ils y associent un terrain vierge, une neige douce, un grand sentiment de liberté et une expérience plus intense de la nature. Mais la pratique du hors-piste est aussi plus risquée. Ceux qui veulent faire du ski hors piste doivent donc absolument connaître les dangers et se préparer très sérieusement. SnowTrex montre comment il est possible de skier en toute sécurité sur le hors-piste.

Pour beaucoup, c’est là où les pistes s’arrêtent que le plaisir commence vraiment.


Piste préparée, piste de ski, hors-piste : Voici les différences en hors-piste

« Freeriding » désigne les sports d’hiver en dehors des pistes préparées. Une piste préparée est exempte des dangers typiques de la montagne. Elle est protégée contre les avalanches, il n’y a ni arbre ni rocher sur les pistes et la largeur est définie par la loi. Cela rend le ski plus sûr et plus facile, mais aussi plus artificiel d’une certaine manière. C’est précisément pour cette raison que de plus en plus d’amateurs de sports d’hiver cherchent à s’éloigner de ces pistes pour vivre une expérience proche de la nature. La neige profonde molle, qui se trouve plus souvent sur des itinéraires vierges, rend aussi le ski hors piste particulièrement attractif.

Pour de nombreux amateurs de sports d’hiver, sentir la neige fraîche et molle sous leurs planches est le point culminant absolu des vacances de ski.

Dans les pays anglophones, on distingue différents terrains lorsqu’on skie en dehors des pistes préparées :

  • Frontcountry, c’est du hors-piste, mais toujours à l’intérieur d’une station de ski, proche des services de secours et tu peux monter en haut de la montagne avec un téléski.
  • Slackcountry désigne un terrain en dehors du domaine skiable, mais qui est toujours facilement accessible par des remontées mécaniques ou des voitures.
  • Sidecountry désigne une piste en dehors du domaine skiable qui peut encore être atteinte par des remontées mécaniques. Cependant, les skieurs doivent ensuite grimper eux-mêmes jusqu’au sommet.
  • Le backcountry est la seule véritable expérience de neige profonde pour les puristes, car ces itinéraires se trouvent loin du domaine skiable et ne sont pas accessibles en voiture ou en remontée mécanique.

Dans les Alpes, la définition s’oriente plutôt vers le type de terrain. Ainsi, les différents terrains sont appelés « itinéraires de ski » et « espace de ski libre » ou « hors-piste ». Les pistes de ski sont balisées et sécurisées, mais elles ne sont pas préparées au sens classique du terme. Ils ne sont contrôlés qu’occasionnellement. Les amateurs de sports d’hiver les reconnaissent aux panneaux de signalisation jaunes ou rouges.

Il existe des itinéraires de ski dans presque tous les domaines skiables. Ceux-ci sont également indiqués sur le plan des pistes.

La largeur des itinéraires de ski peut varier en fonction du pays. En Autriche, par exemple, la piste de ski va à 15 mètres à gauche et à 15 mètres à droite du balisage, elle fait donc 30 mètres de large au total. Dès que tu quittes ce rayon de largeur, tu te trouves en terrain libre.

Le terrain libre, l’espace de ski libre ou la piste hors-piste n’a pas de balises, n’est pas préparé et n’est pas contrôlé. Chaque sportif d’hiver s’engage sur les pistes hors-piste à ses propres risques. On trouve souvent des panneaux qui avertissent de l’absence de balisage ou des indications sur les risques d’avalanche. Il peut s’agir par exemple d’un panneau représentant une main d’avalanche ou d’un feu clignotant.

En principe, il faut absolument faire attention aux indications sur les panneaux.

Pour les débutants, la pratique du freeride est trop dangereuse, car le freeride est un grand défi tant physique que technique. Cela signifie-t-il à son tour que les skieurs avancés peuvent se lancer sur n’importe quelle piste hors-piste ? En théorie, les amateurs de sports d’hiver ayant les compétences et les connaissances du terrain adéquates – pour le ski libre, il devrait s’agir de skieurs très avancés – peuvent emprunter tous ces itinéraires. Mais attention ! Dans la pratique, toutes les pistes hors piste ne sont pas autorisées pour le ski hors piste : Il existe aussi des itinéraires interdits, comme les zones d’avalanche ou les réserves naturelles. Ici, soit le risque d’avalanche est trop élevé, soit on perturberait gravement la nature.

En règle générale, le freeride est interdit dans les zones fermées ou interdites, quel que soit ton niveau de ski. Chaque station de ski a des règles différentes, c’est pourquoi il faut bien se renseigner à l’avance.

En Italie, par exemple, le freeride était totalement interdit jusqu’à récemment, même si la popularité de ce sport fait que les choses changent lentement dans certaines régions.

Hors des pistes : La fascination de la poudreuse et du hors-piste

Le ski hors-piste se développe de plus en plus comme une discipline à part entière. Le freeride a sa propre communauté de fans soudés. Il existe des magazines spéciaux, des applications et des forums Internet consacrés uniquement au ski hors piste.

L’enthousiasme pour le ski en dehors des pistes préparées est facilement compréhensible. La combinaison d’une neige douce et intacte dans laquelle on s’envole, le sentiment de liberté et l’expérience proche de la nature, loin des pistes bondées, attirent de nombreux amateurs de sports d’hiver. L’accès facile aux informations sur Internet et un équipement de plus en plus performant ont contribué à l’essor du hors-piste. Les vendeurs d’équipement pour la poudreuse enregistrent parfois une augmentation des ventes de 43% dans ce domaine.

Au fil des années, le freeride est devenu de plus en plus populaire.

Mais aussi populaire que soit la descente dans la neige profonde, elle s’accompagne d’un risque accru. Ceux qui skient loin des pistes préparées sont plus éloignés des services de secours et peut-être plus proches des avalanches. De plus, de nombreux skieurs se sentent faussement en sécurité grâce à un bon équipement. Ils surestiment leurs capacités, s’aventurent sur des terrains inconnus et se mettent ainsi plus souvent en danger que sur les pistes de ski classiques.

On ne fait pas de hors-piste sans préparation

Tout cela ne signifie pas que tu ne peux pas essayer la neige profonde. Mais chaque amateur de sports d’hiver devrait être conscient des dangers à tout moment et se préparer en conséquence. Une bonne préparation pour skier hors des pistes comprend les quatre règles de base suivantes :

  1. Connaître le terrain
  2. S’informer à l’avance sur la situation des avalanches
  3. Emporter l’équipement de sécurité en cas d’avalanche
  4. Ne jamais skier seul

Connaître le terrain du hors-piste

La première règle est toujours la suivante : il ne faut jamais s’aventurer dans une zone sur laquelle on ne s’est pas renseigné au préalable. En effet, dès que l’on s’aventure hors des pistes, on est aussi en dehors des structures de sécurité habituelles et livré à soi-même. Si vous ne connaissez pas l’itinéraire, vous pouvez très vite vous perdre ou vous retrouver dans une zone d’avalanche et vous mettre inutilement en danger. Il existe des magazines en ligne spécialisés comme Powder Magazine ou des applications avec des informations détaillées sur les itinéraires et les conditions de neige comme Avanet ou OnTheSnow. Certaines applis, comme SkiTracks, ont une fonction de suivi des itinéraires qui se téléchargent automatiquement et sont visibles pour tous les utilisateurs de l’appli et qui permettent de suivre très précisément les itinéraires de backcountry. Bien sûr, il existe aussi des cartes pliables classiques en papier comme la Freeride Map.

Avant de partir en excursion, planifier précisément sa journée de ski et informer les tiers de l’itinéraire prévu.

Ceux qui ne savent pas comment s’y prendre ou qui ne veulent pas se fier aux cartes ou aux applications peuvent réserver un guide de ski local. Ceux-ci connaissent bien les lieux et les avalanches et savent exactement quelles sont les zones les plus adaptées à la neige profonde. De plus en plus de stations de ski proposent également des cours spéciaux de freeride.

S’informer au préalable sur la situation des avalanches

Avant de partir, il faut toujours vérifier le bulletin d’avalanche. Pour cela, le site Internet www.avalanches.org est très bien adapté. Vous y trouverez des liens vers tous les services européens de prévision des avalanches.

Mais que faut-il rechercher dans le service de prévision d’avalanche ? Les questions importantes sont les suivantes : Quels sont les niveaux d’alerte et où sont-ils annoncés ? Quels sont les endroits dangereux à éviter ? Vous minimisez ainsi vos propres risques. En effet, les skieurs hors piste peuvent se retrouver plus rapidement dans une zone d’avalanche. La pratique de la poudreuse elle-même peut aussi déclencher des avalanches.

Les avalanches représentent un danger à prendre au sérieux pour les freeriders. Vérifier le bulletin d’avalanches est une nécessité absolue.

La gradation de l’échelle européenne des avalanches se divise comme suit :

  • Niveau 1 – faibleLe déclenchement d’avalanches ne se produit que lorsque la charge est importante (lorsque des groupes marchent trop près les uns des autres). Seules des coulées et des petites avalanches sont possibles spontanément.
  • Niveau 2 – modéréLe déclenchement d’avalanches est surtout possible en cas de grande charge supplémentaire. Cependant, il ne faut pas s’attendre à des avalanches spontanées plus importantes.
  • Niveau 3 – importantUn déclenchement peut se produire même en cas de faible charge supplémentaire, donc même par une seule personne. Spontanément, des avalanches de taille moyenne, mais aussi occasionellement de grande taille, sont possibles. Lors de la pratique, des situations critiques peuvent se produire. L’expérience est donc indispensable. Les freeriders devraient éviter les pentes raides et être très prudents même sur terrain plat.
  • Niveau 4 – grandMême une petite charge supplémentaire peut provoquer un déclenchement : De nombreuses avalanches moyennes et grandes sont possibles spontanément. Ne skier en dehors des pistes que si vous avez une grande expérience en matière d’avalanches et te limiter à un terrain modérément raide. Dans le cas contraire, ne pas skier !
  • Niveau 5 – très grandDe nombreuses grandes avalanches sont possibles spontanément, même dans des zones modérément raides et même dans la vallée. Le freeride n’est pas possible !
Le niveau de vigilance avalanches devrait être vérifié quotidiennement.

Il faut garder à l’esprit, en ce qui concerne l’échelle des avalanches, que pour chaque niveau, le danger n’augmente pas proportionnellement : Au niveau d’alerte 1, seulement 5% du manteau neigeux est instable. Au niveau 3, c’est déjà 20%. Il est donc important de ne pas sous-estimer les niveaux. C’est justement l’un des plus grands dangers de l’échelle des avalanches. De nombreux skieurs pensent qu’il n’y a pas de risque élevé jusqu’au niveau 3. Mais en réalité, près de la moitié des victimes d’avalanches meurent au niveau 3.

Autre point important : l’échelle des avalanches n’est pas un rapport précis de la situation, mais une prévision. Il faut donc toujours vérifier soi-même la situation sur le terrain. Si la situation a changé ou si tu ne te sens pas capable de faire face aux conditions, il vaut mieux interrompre la descente.

En plus de la situation du danger d’avalanche, il faut toujours vérifier la météo afin d’éviter les conditions météorologiques et de visibilité dangereuses.

Emporter l’équipement de sécurité contre les avalanches

Pour le freeride, l’équipement contre les avalanches est un must absolu. L’appareil de détection des victimes d’avalanches (DVA) en fait partie. Celui-ci possède à la fois une fonction d’émission et une fonction de recherche. Les deux fonctions ne peuvent jamais être actives en même temps. En mode émission, l’appareil envoie un signal à intervalles réguliers. En mode recherche, les autres porteurs de DVA peuvent trouver une personne ensevelie en cas d’urgence. C’est pourquoi il est également recommandé que, dans les grands groupes, la distance entre les différents amateurs de sports d’hiver ne soit pas trop étroite, afin que tous ne puissent pas être pris dans une avalanche en même temps.

Le DVA doit toujours être porté sur le corps et non dans le sac à dos car une avalanche peut très vite emporter le sac à dos, même très loin, et vous vous retrouverez alors enterré sans possibilité de localisation.

En terrain libre, les amateurs de sports d’hiver devraient être équipés pour les cas d’urgence et avoir le bon équipement avec eux.

L’équipement de sécurité comprend également une pelle à avalanche ainsi qu’une sonde à avalanche pour localiser les personnes ensevelies avec une grande précision. Pour la pelle, il ne faut pas lésiner sur le matériau. Les pelles en plastique ne sont pas très solides, les pelles en aluminium sont donc plutôt recommandées. Une trousse de premiers secours ainsi qu’un téléphone portable entièrement chargé devraient également toujours être présents.

Il existe aussi des sacs à dos airbags spécialement conçus pour le ski backcountry. Ceux-ci se gonflent de la même manière que les airbags de voiture. L’avantage est que tu as plus de volume autour de toi et que tu peux donc être plus difficilement enseveli par la neige. Cependant, les airbags ne sont pas vraiment bon marché, avec des prix avoisinant les 700 euros, et on porte plus de poids en haut de la montagne. D’un autre côté, ils offrent une meilleure protection si vous ne les prenerz pas comme une carte blanche pour vous aventurer sur des terrains dangereux.

Mais le bon équipement ne sert à rien si tu ne sais pas comment l’utiliser. Toute personne qui part en hors-piste doit connaître son équipement et il faut aussi toujours faire un contrôle de fonctionnement avant de partir.

Dans les stations de ski nord-américaines, l’équipement de sécurité pour la poudreuse est obligatoire et même contrôlé. Toute personne qui s’aventure en dehors des pistes balisées doit en outre signer une déclaration de risque auprès de l’exploitant des pistes, indiquant qu’elle s’aventure en hors-piste à ses propres risques.

Ne jamais skier seul

Le point suivant que tout skieur de poudreuse doit respecter est de ne jamais skier seul. En dehors d’une aide proche, un équipement cassé ou une cheville foulée peut déjà signifier un danger de mort. Rouler seul, c’est mettre sa vie en danger.

Les adeptes de sports d’hiver qui font leurs virages en terrain libre ne devraient jamais se lancer seuls dans l’aventure du freeride.

Ceux qui n’ont pas encore d’expérience dans la neige profonde devraient suivre un cours d’avalanche. Ceux-ci sont proposés dans presque toutes les stations de ski et offrent une base importante pour skier en toute sécurité sur le terrain. Ce cours devrait aussi être rafraîchi de temps en temps, de préférence chaque année.

En plus du kit de sécurité en cas d’avalanche, un équipement de sécurité spécial est également important. Cela comprend un casque, des lunettes qui ne s’embuent pas, des protections et des vêtements d’hiver respirants. Si vous êtes très puriste et que vous voulez gravir la montagne par vos propres moyens, vous devriez avoir des peaux sous vos skis. Cela empêche de glisser vers l’arrière pendant l’escalade. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi utiliser des bâtons de ski réglables en hauteur qui facilitent l’ascension.

En ascenseur, en hélicoptère ou avec ses propres skis : voici comment arriver en toute sécurité dans la zone hors-piste et en revenir

Avant de partir, il faut organiser aussi bien l’aller que le retour.

Selon l’itinéraire, il est souvent facile d’accéder au hors-piste par les remontées mécaniques. Ceux-ci relient les itinéraires hors-piste aux pistes préparées. Il suffit ensuite de redescendre dans la vallée pour se retrouver dans la zone contrôlée.

D’autres itinéraires sont accessibles en voiture. De là, il faut soit prendre les remontées mécaniques, soit monter la montagne à pied. Il est important de bien regarder les coordonnées et les itinéraires avant d’arriver au point de départ.

Pour certaines descentes, les amateurs de sports d’hiver doivent également chausser leurs skis pour la montée.

Dans certaines stations de ski, il est également possible de faire des randonnées de plusieurs jours sur des pistes hors-piste. Pour cela, des refuges de ski offrent des possibilités de repos en cours de route. Pour ceux qui passent autant de temps loin des pistes balisées, il est préférable d’emporter une boussole, un appareil de navigation et une carte papier et de toujours suivre l’itinéraire pour arriver en bas en toute sécurité.

L’héliski est très populaire, surtout dans les stations de ski aux Etats-Unis. Les amateurs de sports d’hiver se font transporter par hélicoptère jusqu’au sommet et redescendent de là. Mais cette pratique est également de plus en plus populaire dans les Alpes. Il est important de respecter les zones autorisées par les autorités pour l’héliski, sinon vous risquez de faire de gros dégâts dans la nature ou de vous retrouver dans des zones beaucoup trop dangereuses.

L’héliski : une expérience d’un genre très particulier.

Certains amateurs de sports d’hiver utilisent également des motoneiges pour se rendre plus confortablement sur les pistes hors-piste. Elles ont certes un prix, mais si quelqu’un les accompagne, c’est une protection supplémentaire en cas de situation dangereuse et le conducteur peut également aider à naviguer dans la descente. Il existe même des premiers développements de motoneiges autonomes qui peuvent, par exemple, alerter automatiquement les services de secours en cas d’urgence.

Le hors-piste est avant tout une question d’équilibre

Une fois que l’on est au sommet et sur le terrain, il faut passer à la conduite. La conduite dans la neige profonde est différente de celle sur les pistes typiques. La neige poudreuse légère fait que l’on s’enfonce plus profondément dans la neige. C’est pourquoi vous avez besoin d’une technique de ski particulière pour bien vous déplacer en hors-piste. Le ski en hors-piste se caractérise par un mouvement très actif de haut en bas. Les genoux sont fortement amortis et créent ainsi la portance nécessaire pour bien avancer dans la poudreuse.

Les experts recommandent également une position plus étroite des jambes. Cela signifie que les skis doivent être rapprochés pour créer une plus grande surface. Cela donne aussi plus de portance. Les skis conçus pour le tout-terrain sont donc plus larges que les skis de carving habituels.

Les skis serrés génèrent plus de portance et facilitent le ski dans la poudreuse.

Un autre conseil est de garder le haut du corps aussi stable que possible et de ne bouger qu’un minimum. Cela permet de mieux garder l’équilibre et de ne pas tomber trop vite. Pour cela, il faut faire de petits mouvements avec les poignets. Car si l’on fait des mouvements de bras qui s’étendent, le haut du corps va forcément tourner et risque de perdre l’équilibre plus rapidement.

Il faut s’entraîner un peu à cette technique. Pour les débutants en hors-piste, il est donc conseillé de commencer sur un terrain plus plat ou moyennement raide. La hauteur idéale de la neige est d’environ 10 à 20 centimètres de poudreuse fraîche, afin de ne pas s’enfoncer trop profondément.

Comment réagir en cas d’urgence en hors-piste ?

Comme le risque d’accident est plus élevé en hors-piste, il ne faut pas seulement faire attention à la technique de ski mais il est également important de savoir comment se comporter dans certaines situations.

Perte d’un passager

En règle générale, il ne faut jamais entreprendre de skier seul sur des pistes non préparées. Les petits groupes sont idéaux pour ce genre de trajets. Mais que se passe-t-il si vous perdez une personne ? Si le passager ne répond pas aux appels, le DVA entre en jeu. Celui-ci est réglé sur la fonction de recherche afin de pouvoir localiser le plus rapidement possible le passager perdu. Si vous avez un signal mais que vous ne voyez pas la personne, la sonde d’avalanche vous aidera à la localiser avec précision. Si vous n’êtes pas en mesure de trouver la personne perdue, vous devez immédiatement contacter les services de secours en montagne.

Si les freeriders perdent un passager, il faut absolument contacter immédiatement les secours en montagne.

Rester coincé dans la neige

La neige profonde est un rêve pour tous les amateurs de sports d’hiver, mais elle a aussi un grand piège : On peut vite se retrouver coincé. Cela arrive souvent aux débutants en freeride qui ne sont pas encore très à l’aise dans la neige profonde. Le problème est que vous ne pouvez pas remonter tout seul, mais vous vous enfoncez plus profondément dans la neige en vous appuyant sur vos mains. L’astuce est de ne pas utiliser les mains pour pelleter, mais de se hisser avec les bâtons. Il est également utile de se rouler d’abord sur le côté, de mettre le sac à dos dans la neige et de s’appuyer dessus pour remonter.

Un arbre sur le chemin

Les amateurs de sports d’hiver qui skient sur les pistes hors-piste aiment les pistes indomptées mais il y a aussi des dangers. Il peut arriver que l’on percute un arbre. C’est dangereux à grande vitesse, car on peut vite se blesser. Si cela arrive à un passager et qu’il est gravement blessé, il faut appeler les secours en montagne. Si la personne peut encore bouger et que vous n’êtes pas trop loin de la vallée ou de la remontée mécanique, vous vous y rendez prudemment.

Mais la mesure de sécurité la plus importante est la suivante : les arbres ne devraient faire partie de l’itinéraire que si l’on peut skier en toute sécurité et de manière contrôlée dans un espace restreint.

Une collision avec un arbre peut être extrêmement douloureuse et dangereuse. Les experts s’amusent toutefois beaucoup en contournant habilement les arbres.

Tree-Wells cachés

Les arbres recèlent un autre danger, les « tree wells ». Un creux très profond s’est formé autour d’un arbre, mais la neige le cache. Si vous vous y engouffrez, vous chutez profondément, vous êtes enseveli sous la neige et vous courez un grave danger. La première chose à faire est donc de rester calme. Tout mouvement brusque ne fait que te faire tomber encore plus bas. Dès que c’est possible, il faut mettre les bras autour du tronc pour se protéger d’une chute plus profonde. Comme on est pratiquement enterré dans la neige, il faut chercher des poches d’air pour s’en sortir le plus longtemps possible avec l’air. Ensuite, c’est une décision personnelle d’attendre de l’aide ou d’essayer de se hisser sur le tronc. Cela se fait lentement et avec de petits mouvements, sinon on se retrouve avec encore plus de neige sur les bras. Une fois que vous avez réussi à sortir, vous vous mettez en sécurité loin du Tree-Well. Après cela, toutes les forces sont épuisées et il ne faut plus tenter de descendre par ses propres moyens. C’est au plus tard à ce moment-là qu’il faut alerter les services de secours pour pouvoir sortir de la piste le plus rapidement possible.

Conditions météorologiques défavorables

La nature sur le terrain est souvent imprévisible. Les changements de temps sont rapides et peuvent être dangereux. C’est pourquoi il faut toujours vérifier très attentivement les prévisions météorologiques à l’avance et savoir comment se comporter en cas de vent fort, de whiteout ou de chutes de neige soudaines.

Tout cela montre qu’une très bonne préparation à toutes les éventualités, la connaissance du terrain et la prudence sont indispensables lorsqu’on skie en dehors des pistes balisées. Seuls ceux qui savent à quoi s’attendre sur le terrain et qui se préparent en conséquence sont en sécurité sur la route et peuvent ainsi profiter pleinement de l’expérience incomparable du ski en hors-piste.

FAQ sur la pratique du backcountry

Pourquoi le ski hors des pistes préparées est-il si populaire ?

Skier en pleine nature procure un sentiment d’indépendance et de liberté. On se sent plus proche de la nature. De plus, la poudreuse ou la neige profonde, préférées des skieurs, y sont particulièrement fréquentes.

Qu’est-ce que le freeride ?

Pour simplifier, on pourrait dire que le freeride consiste à skier en dehors des pistes préparées. Mais ce terme signifie bien plus pour de nombreux amateurs de sports d’hiver, qui considèrent le freeride comme un mode de vie.

Peut-on skier partout en dehors des pistes préparées ?

Non ! Il existe des pistes fermées et interdites. Il est interdit d’y pénétrer, même pour faire du freeride.

Les débutants peuvent-ils aussi faire du tout-terrain ?

La pratique du freeride est risquée et peut représenter un grand défi pour les capacités physiques et techniques d’un skieur. Le freeride n’est donc pas recommandé aux débutants. Ceux qui souhaitent apprendre le freeride peuvent toutefois suivre un cours spécial pour la conduite hors-piste et effectuer leurs premières randonnées avec des guides de ski.

Quel est l’équipement important pour skier dans la neige profonde ?

Un équipement de sécurité en cas d’avalanche, composé d’un DVA, d’une sonde et d’une pelle, est absolument indispensable. Il est également recommandé d’avoir une boussole, un appareil de navigation, un casque, des lunettes de ski et des protections. Les personnes qui gravissent la montagne à ski devraient mettre une peau de phoque autour de leurs skis pour ne pas glisser lors de l’ascension.

Comment se préparer au mieux à une journée de hors-piste ?

Une bonne préparation est essentielle. Il faut très bien connaître l’itinéraire au préalable et vérifier le bulletin d’avalanches. Il faut également toujours vérifier les conditions météorologiques. L’équipement ainsi que le matériel de sécurité doivent être brièvement vérifiés et il faut revoir toutes les mesures de sécurité pour les situations à risque.

Comment skier en hors-piste ?

Le défi dans la neige profonde molle est de ne pas s’y enfoncer. Pour cela, il faut bien garder l’équilibre. Il faut donc garder le haut du corps aussi stable que possible. En plus, il faut beaucoup de force pour pouvoir se soulever de la neige lors de la descente. On y parvient grâce à un mouvement actif de haut en bas et à une position étroite des jambes sur les skis.

A-t-on besoin d’un équipement de ski spécial pour le freeride ?

Outre le casque, les lunettes de ski, les protections et les vêtements respirants, il existe également un équipement spécial pour le freeride en raison de sa popularité. Il s’agit notamment des skis de carving plus larges, des bâtons réglables en hauteur ou des sacs à dos à airbag. Cela est recommandé si l’on skie très souvent en dehors des pistes préparées. Mais en principe, tout le monde peut aussi pratiquer le hors-piste avec un équipement de ski alpin.

Quels sont les dangers en hors-piste ?

Le hors-piste n’étant ni balisées, ni préparées, ni contrôlées, des dangers alpins sont à prévoir. Il s’agit notamment d’obstacles tels que des arbres ou des rochers, ainsi que de conditions météorologiques et de visibilité défavorables qui rendent la pratique plus difficile. Le danger le plus fréquent pour les débutants est de tomber dans la neige profonde. Or, on sait généralement tout cela lorsqu’on s’aventure sur le terrain. Le plus grand danger de tous est donc de ne pas être préparé et d’être imprudent.

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